L'Hémicycle TV

Décideurs engagés · · 3 562 vues

Avril Tourmen

Systra

Avril Tourmen, vice-présidente stratégie et croissance de Systra, était l’invitée de Magali Forestier dans l’émission On se dit tout, sur L’Hémicycle TV.

Très tôt attirée par l’ingénierie, Avril Tourmen, vice-présidente stratégie et croissance de Systra, confie : « C’est mon arrière-grand-père, Paul-André Guinard, qui m’a orientée vers ce domaine. Il avait créé un système de pompes rotatives à pistons et une véritable industrie, et cela m’a passionnée. » Marquée par un parcours international, notamment grâce à un Erasmus pendant ses études, elle incarne cette ouverture au monde qu’elle valorise aujourd’hui chez Systra : « Près d’un ingénieur sur cinq travaille dans un contexte international. C’est un secteur qui offre d’immenses perspectives, surtout dans les transformations énergétique, écologique ou technologique. », explique la dirigeante.

Systra, leader mondial de l’ingénierie, du transport et de la mobilité durable, « a pour mission de construire des solutions de transport durables et sûres », appuie la vice-présidente. Présente sur des projets majeurs tels que le Grand Paris ou les réseaux de métro et lignes à grande vitesse à l’international, l’entreprise « place la mobilité au cœur des transformations ». Membre du Conseil d’administration de l’Union internationale des transports publics (UITP), Avril Tourmen souligne l’importance de « penser intelligemment l’urbanisation croissante, l’inclusivité et l’accès à la mobilité », tout en rappelant que « les femmes ont un rôle essentiel à jouer dans cette réflexion ouverte et collective ».

Aux politiques, elle invite à « prendre la mesure du défi scientifique et industriel » que la France doit relever. « Nous sommes à la 11ᵉ position mondiale en matière de production scientifique, c’est bien, mais d’autres accélèrent, souligne-t-elle, la Chine forme huit fois plus d’ingénieurs que nous, l’Allemagne investit 50 % de plus en R&D industrielle. » Pour Avril Tourmen, le message est clair : « On parle beaucoup de souveraineté industrielle et technologique, mais elle ne se fera pas sans des jeunes formés aux sciences. Pourquoi ne pas imaginer un parcours encore plus ancré dans les territoires, dès le collège, où les entreprises s’impliqueraient pour donner à chaque jeune cette opportunité ? », conclut-elle.